Eros
Å l’orée du chemin de nos étreintes
L’aube blonde et claire ouvre ses bras blancs.
Conquis, Éros dans sa moire d’argent sourit.
Un éclair de feu traverse les cieux.
Douces prémisses d’un avenir heureux.
Les draps plissent et se déplissent
Au rythme de nos corps jouant l’anguille.
La cloche du temps suspend son envol, assourdie
Par les battements éperdus de nos cœurs.
Nous naufrageons sur ce lit d’espoir
Où sourde notre folle passion
Enfiévrée par le carillon de nos mots
Doux, tendres et crus.
Éros dans sa moire d’argent rougit.