MAS DE VENUS

Nichée, dans un écrin de verdure
Une allée d’amandiers perdure.
Bordant une vigne ancestrale
Qui sous le soleil s’étale.
Un chemin de rosiers, abandonné
Conduit à un parc aux senteurs boisées.
Charme suranné d’un lointain passé.
Nostalgique du temps égrainé.
Que de baisers et soupirs échangés
Sur ce banc, à la boiserie lustrée.
Languissant du retour des amants
Ici l’amour est palpable, présent.
La maison habillée de volets verts
Se dresse massive et claire.
Paradis convoité de Lucullus
Cet endroit s’appelle le mas de Vénus