Sur le cadran solaire de nos vies
L’heure amoureuse a sonné
L’ombre du temps frémit.
Esprit et langues liés à l’envie
D’une charnelle connivence
Quêtent la quintessence.
Les astres se mirent
Dans nos yeux voilés
Ils déchirent l’obscurité.
Plis et replis sondés à l’infini
Valsent l’éternel ressac
Dun soyeux clapotis
De notre corps à corps
S’égrène une douce folie
Quand en moi tu jouis
De deux nous ne sommes qu’un
Sur un tapis de mousse
S’endort notre lendemain.
