
En amont de nos désirs Vénus veille.
L’amour s’envole de sa bouche vermeille.
A l’heure où l’heure se couche
Dans notre couche elle se couche.
Notre nudité s’offre à son regard.
S’enflamme sous son dard.
En nous monte la vague irrépressible.
Qui fait le ventre chaud et si sensible.
Alors que s’embrasent nos sens.
Ta soif monte intense
Moi je l’étanche.
Agrippée à tes épaules et toi à mes hanches
Nous sommes le ventre de la terre.
Dans l’arrondi de notre chair,
Le ciel et ses dieux se glissent
Malicieux et complices.
A toi, à eux je me donne et vous prends.
Dans un doux baiser qui suspend le temps.