La mer bellement s’est assoupie,
Bercée par une lumière irréelle
Qui imbibe délicatement la nuit.
Conquis, le temps suspend ses ailes.
Au loin, la lune est pleine, à peine irisée
De peur de troubler ce divin tableau d’un rêve
Illuminé par un féerique camaïeu de bleus ionisés
Enceignant une barque endormie sur la grève.
Elle attend patiemment le retour des amants
Cette nuit leur appartient, derrière les volets clos
Ce ne sont que murmures et doux gémissements
Ils ont attendu fébriles d’être peau contre peau.
Regards mouillés d’un désir mélodieux
Qui franchit les digues de leurs âmes
En un flot de sentiments radieux
Que balaie une vertigineuse lame.
La mer bellement les engloutit…
CAMAÏEU