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Ô Migraine

 

 

Insinuante, perfide et vive douleur,

Tu as choisi, en mon esprit élire ta demeure.

Tu surgis, dans la nuit, brutale traîtresse,

T’approprier mes pensées, en être la maîtresse.

 

Ta chaleur intense, embrase ma tête,

Tes pulsions destructrices, de mes neurones font la fête.

Mon cerveau embué est prisonnier de cette tension,

A chaque instant, il frôle une fatale explosion.

 

Tu creuses un torrent, où mon sang gronde,

Malmenant mes artères, à la merci de ta fronde.

Mon crâne devenu ton manège, livré à ton rythme fou,

Canon en ré majeur, lancinant appel du loup.

 

Quand, enfin, repue, tu t’éloignes,

Que corps et esprit en osmose se joignent.

L’azur du ciel cristallin, me sourit,

Espoir que définitivement tu te sois évanouie.

 

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