
Là-BAS
Là-bas, l’horizon n’a pas de fin.
Le soleil brille dès le matin
Une brise chargée d’embruns
Emmène au loin, tout chagrin
Un chant d’oiseaux, magique, divin,
Rend l’esprit heureux, serein.
Les fleurs exhalent un parfum
Sirupeux mais aérien.
Assis à l’ombre d’un pin,
Eros vous baise la main.
Bacchus, délicieux chérubin,
Vous sourit, et dédie son vin.
Vénus, vêtue d’un voile arachnéen,
D’un geste lascif et coquin,
Vous indique le chemin.
Lorsque la fatigue vous étreint,
Dans son palais de marbre brun,
Morphée vous enlace enfin.
Dites-moi ? le paradis !
Le paradis n’existe t’il pas là-bas ?