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PostHeaderIcon Nuit et Jour

 
 nuit et jour
 
Nuit et Jour 
 
 
La nuit se retire doucement
A elle de se reposer maintenant
Elle emporte sa capeline noire
Lourde de rêves et d’espoirs
 
Elle laisse place à l’aube claire
Qui timide ouvre ses paupières.
Elle hésite et retient encore
Un pan de la cape qui déjà s’endort.
 
En volutes, la brume sur l’eau
Commence le vaporeux show
Mouvant de mille et une caresses
Aquatique et sublime maîtresse.
 
Le silence feutré s’ébroue
Il retient encore son souffle doux
Alors que le coq sur ses ergots chante
La lumière ouvre sa main confiante
 
Le grand théâtre de la vie
Commence un acte inédit
Chaque jour s’ajoute au premier
Et compose l’humanité
 
Je ne suis qu’un grain de sable
Au chœur de cette grande fable
De toute la gamme de mon désir
Je joue une partition d’avenir.

 

PostHeaderIcon Jeu d’amour

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Jeu d’amour
 
 
Debout devant moi
Tu me caresses du bout des doigts
Depuis longtemps tu me veux
Voilà ce que me disent tes yeux
 
Nos bouches deviennent calices
Où nos langues agiles se glissent
Grottes d’amour humides de désir
Prélude à  d’autres plaisirs
 
De nos bouches à ma bouche
Sur mon corps peu farouche
Tu empruntes les chairs douces
Et cueille le nectar à sa source
 
S’élève alors le gémir certain
De la houle des fonds marins.
Le vent des sens, engloutit
Nos hémisphères à  l’infini.
 
Première vague, arrimée
A ton mât, toute mouillée
Tu pénètres et tu sondes
L’océan de mon onde.
 
 Nos reins Ivres et amoureux
Se  rejoignent fougueux.
Accompagnés d’un regard ingénu.
Les mots s’échappent crus.
 
 

PostHeaderIcon Double Je

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Double Je

 
Tes lèvres par mes lèvres ciselées
Nos corps additionnés
D’un double je devenu un,
Investie de ton membre fusain.
 
Instant de profonde éternité
De nos  sens chavirés
Le temps s’arrête, ému
Seul palpite notre vibrant vécu
 
Tes caresses  de propriétaire
Sur la rotondité moite de ma chair
Attise une belle flamme
Qui irradie jusqu’ à  mon âme
 
La danse originelle
D’un mâle et sa femelle
Chaloupe nos désirs
Qui s’aiguisent à en frémir
 
Quand les digues sont rompues
Que le jouir a vaincu
Un ultime baiser savouré
Unit nos bouches enfiévrées.
 

PostHeaderIcon La complainte du PC

 
 Aléas
 
 
La complainte du pc
 
 
Aujourd’hui mon pc chauffe
Mon clavier fait des fautes
Mon écran clignote
Et la souris tremblote
Internet fait des siennes
Et joue l’Arlésienne
Même le téléphone
 Devient aphone
C’est une grève virtuelle
Qui sabote mon réel
Il me reste le crayon
Pour coucher avec passion
Quelques mots sur papier
Mais zut, la mine est cassée
Je trouve un stylo de fortune
Sans encre ! Par rancune
De l’avoir délaissé
Il me nargue de sa pointe séchée
Que faire ! Enfouir mes vers
Et prendre le vert?
Laisser tomber le verbe
Et me rouler sur l’herbe ?
Oublier mes mots
Et courir dans les flots ?
Mémoriser mes lettres
En faisant de la bicyclette ?
Oublier mon alphabet
Au creux de bras douillets ?
 
 

PostHeaderIcon Conte de satin

pablo-carli
 
 
Conte de satin.
 
Lentement vous soulevez ma  jupe de satin
Ma peau s’éveille et frémit sous vos mains
Vous continuez sans hâte votre chemin.
 
Votre doigt agile se glisse sous  la dentelle
Blanche et fine sentinelle
Du mont de Vénus et sa citadelle.
 
Sur ma cuisse le battement de vos cils
Caresse ô combien subtile
Me survole  jusqu’ à mon île
 
Vous passez le pont le vis
Des berges humides de mon envie
Qui émoustille votre vit.
 
L a fleur s’ouvre à vous
Et devient le bijou
Topique de votre atout
 
Mon bout de moi vigilent
Se dresse dur et luisant
Avide et impatient.
 
Il quémande sa récompense
Votre langue avec complaisance
Satisfait son exigence.
 
Ma bouche sans retard
Butine votre dard
Emperlé de  nectar.
 
Le satin de nos fruits
Qui doucement luit.
D’amour nous enduit.

PostHeaderIcon Impromptue


impromptue 1

Impromptue


Une nuit d’été, sur la plage…
Un homme, une femme
Toi…moi

Tu as plongé dans mes  yeux
Ton regard de braise capiteux
Et tu as mis à nu mon âme
En y déposant ta flamme

Elle danse avec passion
Au rythme de notre émotion.
Corps pleins, plein accord
Le désir s’accroît encore.

Ta langue sur ma bouche
Pour une douce escarmouche.
Ton regard maintenant s’embue
Ta main  sur mon épaule nue.

A l’invite de ton ventre ému
Contre le mien éperdu,
Ma moiteur de femme
Sans fard, te réclame.

Tu me retournes, je me cambre
Dans la pénombre je deviens ambre.
Doucement en moi tu te glisses,
Tes mains sur mes seins lisses.

Nos chairs lascives dansent
Un sirupeux tango des sens
A la lenteur provocante
D’une symbiose bouleversante.

La profonde convergence
De notre jouir intense
Nous laisse pâmés
Corps et cœurs charmés.

PostHeaderIcon Oppidum

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A Lunel la belle se dresse
Le vestige d’un pont Romain
Ancré dans l’eau, il s’élève serein.

Seul survivant de la forteresse.

Deux arches victorieuses

Plongent dans le Vidourle

L’onde caresse et ourle

Ces rescapées majestueuses

Au cœur de ces pierres en détresse
Il émerveille nos regards humains

Il a traversé les siècles, suzerain
De ce fief empreint de tendresse.

Ici languit le souffle d’autan

Quand femmes et enfants

Babillaient joyeusement


Pavés et rochers nous content Rome

La vie et le faste de tous ces hommes
Qui ont composé l’histoire

De la conquête du monde

A sa chute moribonde

L’empire est encore vivant

Chut… entendez-vous le bruit là?

Ce sont les roues des chars

Elles tintinnabulent sur la via Domitia.

PostHeaderIcon Vagabondage

vagabondage1 

 

Ta bouche se repait exquise

De ma peau au grain soyeux

Je suis la proie soumise

De ton amour et ses jeux

 

De mon corps et ses secrets

Tu es l’hôte audacieux

Tu te loves et tu te complais

A entretenir notre feu.

 

Je suis fontaine d’amour

Avide tu me bois

Puis me prends avec amour

En moi tu te noies

 

Je suis femelle captive

Tu t’imprègnes de mon eau

Elle nous entraîne à la dérive

D’un voluptueux radeau

 

Il vogue sur la lave ardente

D’un volcan organique

 A la Couleurs évanescente

D’un jouir extatique.

PostHeaderIcon Aimer

poeme-1 

Aimer…

 

Ma plume s’enflamme sur le vélin de mon cahier

Je la trempe dans l’encre chaude de mes souvenirs mouillés

Et dessine les lettres sensuelles en courbes et déliés

Lentement elle s’arrête sur des syllabes imagées

Par l’écriture charnelle de mon corps excité.

 

Quand le mot est murmuré

Ma plume glisse avec légèreté.

Quand s’enhardit le phrasé

Ma plume est si emballée

Que l’encre inonde le papier.

 

Elle Guide ma main troublée

Et compose les vers les plus osés.

Je revis ces sensations enfiévrées

En décrivant la suave contrée

Celle de nos corps embrasés.

 

Quand la caresse dictée est appuyée,

Elle s’interrompt pour emprisonner

Les aiguillons qui envahissent ma féminité.

Mon corps trahit sa fébrilité

Au fur et à mesure que les mots sont couchés.

 

Une consonne friponne émoustillée

Par la réaction de mon intimité,

Double sa place sur la feuille de papier.

Je n’ai pas envie de la corriger

Puisque mon émotion ne fait que doubler.

 

Écrire ces moments savourés

Est pour moi une félicité

Un prolongement enamouré

De nos étreintes conjuguées

Á la saveur du verbe «  aimer » 

PostHeaderIcon Tu me dis

tu-me-dis 

Tu me dis

 

 

Comme chaque nuit

 

Tu m’appelles et tu me dis

Que dans le cadran de ta vie

Je suis ton soleil de minuit.

Que de ton verger si fleuri

Je suis désormais l’unique fruit.

 

Tu m’appelles et tu me dis

Que ton corps n’est plus engourdi

Que tes sens sont en euphorie

Qu’un miracle s’est produit

Alors que tu étais endormi.

 

Tu m’appelles et tu me dis

Que bientôt nous serons unis

Cœurs et corps épanouis

Tu œuvres à préparer notre nid

 Nous rêverons sur le même châlit

 

Tu m’appelles et tu me dis

Que mon parfum de femme t’ébaudit

Que près de ma source tu frémis

Que je suis ton pain béni

Que tu redécouvres l’envie.