
A Lunel la belle se dresse
Le vestige d’un pont Romain
Ancré dans l’eau, il s’élève serein.
Seul survivant de la forteresse.
Deux arches victorieuses
Plongent dans le Vidourle
L’onde caresse et ourle
Ces rescapées majestueuses
Au cœur de ces pierres en détresse
Il émerveille nos regards humains
Il a traversé les siècles, suzerain
De ce fief empreint de tendresse.
Ici languit le souffle d’autan
Quand femmes et enfants
Babillaient joyeusement
Pavés et rochers nous content Rome
La vie et le faste de tous ces hommes
Qui ont composé l’histoire
De la conquête du monde
A sa chute moribonde
L’empire est encore vivant
Chut… entendez-vous le bruit là?
Ce sont les roues des chars
Elles tintinnabulent sur la via Domitia.